On entend tout et n’importe quoi à longueur de journée sur le prix du pétrole par des experts qui sont souvent bien plus proches de Madame Irma qu’ils n’imaginent. Pour faire court, le prix du pétrole dépendrait de l’équilibre offre/demande ainsi que des niveaux de stock, qui sont publiés chaque semaine pour les Etats-Unis. Rétablissons quelques faits factuels sur les mécanismes de fixation du prix du pétrole et commençons par le plus facile: le prix du pétrole dépend de l’équilibre offre/demande

Dans cette édition de l'inventaire mondial des Energies, vous trouvez: - Ukraine: Tchernobyl 30 ans déjà - Inde: sur les traces énergétiques de la Chine - USA: Tesla renonce à ses grandes batteries maisons - Arabie Saoudite: ça devient rock&roll - Monde: 200 tankers pétroliers bouchonnent les ports - Venezuela: Après le pétrole, le manque d'électricité menace - Nigeria: L'armée postée devant les stations d'essences

Difficile aujourd'hui de percevoir le déclin de la production pétrolière comme un problème potentiel pour nos sociétés modernes. Même certains convaincus de la première heure ont jeté l'éponge, à force de voir tout le monde se désintéresser de cette question. Le pic pétrolier ne serait donc plus un problème suffisamment important ou imminent pour qu'il mérite que l'on s'en préoccupe. Ron Patterson, l'un des meilleurs observateurs de la production pétrolière mondiale et animateur du site peakoilbarrel.com, vient de mettre en ligne un article qui révèle la publication d'un papier scientifique de référence qui remet le pétrole au coeur des limites du développement économique: "A global energy assessment" (une analyse globale de l'énergie) par Michael Jefferson.

La Banque Nationale Suisse a eu le fin nez en investissant plusieurs millions dans les actions du géant Peabody Energy. En effet, le plus gros producteur de charbon aux Etats-Unis, a annoncé s'être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites (chapter 11). La demande pour cette procédure, qui permet à une entreprise de se restructurer et de renégocier en toute quiétude sa dette avec ses créanciers, a été déposée auprès d'un tribunal des faillites du Missouri, Etat du centre des Etats-Unis où est basé le groupe.

Moscou annonce une pointe dans sa production pétrolière du mois de mars à 10,91 millions de barils jour à un niveau record depuis 30 ans. Ce record est une surprise pour les observateurs car la Russie possède des champs vieillissants et le manque de technologie ne lui permet pas d'accéder à des nouveaux gisements notamment dans l'Arctique.

Après une baisse des cours du pétrole de plus des deux tiers de leur valeur, nous évoquions lors de notre dernière note de conjoncture (lire ici) la possibilité que le marché s’équilibre dès 2016, le surplus de production actuel de 900 000 barils par jour étant progressivement résorbé sous l’effet combiné de la hausse de la demande et de la réduction des investissements. Le marché pourrait même rapidement se retrouver en situation de tension si la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis corrigeait davantage que ne le prévoit le marché. Actuellement, selon les prévisions de l’OPEP, la production pétrolière américaine ne devrait que marginalement reculer, en baisse de 170 000 barils par jour (b/j) en 2016 (lire ici, page 61-62). L’industrie continue de parier sur la réactivité des shale oil, afin d’ajuster leurs coûts de production pour maintenir peu ou prou leur production comme ils l’ont fait au cours des dernières années. En effet, malgré la division par 3 du nombre de foreuses en activité depuis la mi-2014, les gains de productivité et les crédits accordés par les banques ont permis à la production de se maintenir et même de légèrement progresser en 2015 (+ 55 000 b/j au 11/12/2015).

Les faillites parmi les sociétés pétrolières et gazières américaines ont atteint un niveau record depuis la grande dépression des années 30, rapporte la Réserve fédérale de Dallas. Au moins neuf sociétés américaines du secteur pétrolier et gazier, dont la dette commune dépasse deux milliards de dollars, ont engagé la procédure de faillite au quatrième trimestre de l'année en cours, rapporte la banque. Les mouvements les plus spectaculaires se produisent actuellement sur les cours du pétrole. Les prix du baril en Europe et aux Etats-Unis chutent à une vitesse vertigineuse pour flirter avec leur plus bas niveau depuis 2008 et 2004 respectivement. Les cours du gaz naturel américains sont déjà au plancher depuis treize ans, signalent les analystes qui parlent de plus en plus souvent d'un retour des années 30.

Pour 2016, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) anticipe une baisse de 0,5 millions de barils par jour (mbj), à  57,7 mbj, de la production des pays non membres de l'Opep. Le plus important repli concerne les extractions aux Etats-Unis, de nombreux puits fermant en raison de la faiblesse des cours. La nouvelle chute des cours du pétrole entraînera en 2016 un net déclin de la production pétrolière des pays hors Opep, surtout aux Etats-Unis, tout en continuant à  soutenir plus que prévu la demande mondiale, selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE).

Le prix du baril fait souvent la Une des journaux. C’est beaucoup plus rarement le cas des coûts exorbitants générés par l’exploitation des gisements pétroliers, toujours plus difficiles à atteindre. Celui de Kashagan, situé dans la mer Caspienne, est emblématique des mirages de l’or noir. Découvert en 2000, il n’est toujours pas en exploitation, alors que quatre multinationales pétrolières y ont investi... plus de 50 milliards de dollars. Retour sur un naufrage.

Le cours du pétrole est à  son plus bas niveau depuis plus de six ans. Selon l'économiste Thomas Porcher, une baisse prolongée du prix du baril de pétrole pourrait compromettre les financements de recherche de pétrole de schiste aux Etats-Unis dès 2016.

Alors que les cours du pétrole oscillaient depuis plusieurs semaines dans ce que les spécialistes appellent désormais la « shale band », bande de prix située en 55 et 65$ le baril et définie par la capacité ou non d'opérer pour les pétroliers de schiste aux USA, les prix ont brusquement reculé de près de 20%, indiquant un changement de perspectives des intervenants. C'est tout d'abord l'augmentation du nombre des forages et le maintien d'une production en hausse aux Etats-Unis qui ont eu raison de l'optimisme des opérateurs. Alors que la production américaine avait marqué le pas en février, elle s'est ensuite régulièrement reprise pour s'établir à  9.7 millions de barils en avril, proche du record historique établi au début des années 70.

La chute du prix du pétrole, à  l'automne 2014, a amené plusieurs analystes à  conclure que le pic pétrolier était plus loin que jamais, que le monde nageait dans des surplus de pétrole. S'il est vrai que la production de carburants liquides est plus élevée que jamais, une analyse plus fine montre que la part des véritables produits pétroliers diminue tranquillement depuis 2005.

Dopée depuis près de cinq ans par le boom du pétrole de schiste, la production américaine d'or noir frôle de plus en plus le record établi lors du pic historique de production de 1970. Le rythme de croissance de la production marque cependant nettement le pas, souligne l'agence Reuters, estimant qu'un tel ralentissement pourrait annoncer l'approche d'un plateau. La résilience du boom du pétrole de schiste face à  la chute des cours du baril concentre beaucoup d'attention : sans ce "shale oil", qui constitue la plus prometteuse des nouvelles sources de pétroles non-conventionnels, la croissance de la production mondiale d'or noir nécessaire jusqu'ici à  la croissance de l'économie mondiale serait stoppée

L'effondrement du cours de l'or noir marque la fin d'une époque pour l'industrie pétrolière américaine. Après des années de croissance soutenue, appuyée par de très coûteux investissements, la production de pétrole de roche-mère a baissé de 110 000 barils par jour en janvier de cette année dans les schistes de Eagle Ford, Bakken et Permian. Avec un baril bloqué à  moins de 60 $, les chiffres des prochains mois montreront sans doute une baisse encore plus marquée.

Washington annonce un recul des extractions aux Etats-Unis pour la première fois depuis la baisse des prix du brut. Les majors encaissent un spectaculaire repli de leurs découvertes. Et l'Arabie Saoudite révèle une très forte accélération du rythme de forage dans ses champs existants. On l'attendait, mais peut-être pas si vite. La production américaine de pétrole marque un important repli en rythme hebdomadaire et mensuel, selon les chiffres rendus publics cette semaine par Washington. Ce sont les premières baisses des extractions enregistrées depuis l'effondrement des cours du baril.

Alain Lehner, président du pôle de compétitivité Avenia, dédié aux géosciences et basé à  Pau (64), livre son avis sur les raisons de la chute brutale du prix du baril de pétrole depuis septembre 2014 et prévoit une remontée autour de 70 $ / baril fin 2015.

Serions-nous entrés dans une nouvelle ère de surabondance pétrolière ? Le pic pétrolier, qui était sur les lèvres de tous les économistes en Juillet 2008 lorsque le prix du pétrole grimpa jusqu'à  150$ le baril, n'est-il plus qu'un lointain mauvais souvenir? Concernant le pic pétrolier, un petit rappel historique s'impose. En mars 1998, Colin Campbell et Jean Laherrère, deux géologues pétroliers à  la retraite, affirmèrent dans un papier scientifique intitulé « The End of Cheap Oil » que la production mondiale de pétrole conventionnel allait décliner bien plus tôt que la plupart des personnes ne l'imaginait, probablement avant 10 ans (c'est à  dire avant 2008).

La réduction du nombre des installations de forage consacrées au pétrole de schiste s'accélère depuis le début de l'année. Les installations de forage à  l'horizontal ont représenté plus de la moitié de la baisse enregistrée dans la première semaine de 2015. En fait, on peut s'attendre à  une réduction de plus 30% du nombre d'installations de forage aux états-Unis dans les 10 prochaines semaines. Cette baisse affecte tous les bassins d'extraction. Dans celui du Texas et du Nouveau Mexique, o๠sont situés un tiers des installations (502 pour un total au 31 décembre 2014 de 1482), la chute la première semaine de 2015 a été de 28 installations soit 5,6% du total. Le phénomène est massif et se retrouve sur les divers bassins.

Il y a des courses de fond. Celle-ci est une course vers le fond. Les cours du baril dégringolent à  50 dollars cette semaine, du jamais vu depuis le lendemain de la crise de 2008. Aussi vertigineuse qu'inattendue, la chute du prix de l'or noir atteint désormais 55 % depuis le début du mois de juin. Est-ce la preuve d'un retour durable à  l'abondance pétrolière ? Pas si vite. Conséquence à  la fois du boom du pétrole "de schiste" aux Etats-Unis et de la fragilité de la croissance économique mondiale, ce contre-choc pétrolier est en passe de mettre à  nu bien des rois du pétrole. D'ouest en est et du nord au sud, tous les producteurs pétroliers du monde, grands et petits, pompent aujourd'hui le brut à  tombeau ouvert afin de sauvegarder un tant soit peu leurs chiffres d'affaires, en espérant que le concurrent d'à  côté calanchera le premier.

La réunion de Djeddah ne s'est pas particulièrement bien passée avec Kerry. L'Arabie Saoudite a probablement exigé que l'administration américaine prenne des mesures réglementaires propres à  enrayer le développement des pétroles de schiste et que ce dernier a refusé en expliquant que l'Administration Obama ne pouvait rien faire en la matière, ce qui est en partie faux car elle peut renforcer les normes environnementales en demandant à  l'EPA de durcir les règes applicables et bloquer l'attribution des permis. Ce qui est probale est que les Saoudiens aient informé les Américains de leurs intentions et ceux-ci se sont bien gardé de le rendre public, et pour cause..

L'Arabie Saoudite est bien engagée dans une guerre des prix contre le pétrole "de schiste" américain, a affirmé le ministre du pétrole saoudien durant la réunion à  huis-clos de l'Opep jeudi 27 novembre à  Vienne, révèle l'agence Reuters. Riyad s'est opposée à  toute réduction de la production lors de cette réunion, au grand dam du Venezuela, de l'Iran et de plusieurs autres membres du cartel des pays exportateurs dont les budgets sont sapés par la glissade des cours du baril. Cette glissade s'est amplifiée de façon spectaculaire vendredi, le baril de Brent cotant aux alentours de 70 dollars en fin de la journée, après avoir perdu 10 dollars en moins d'une semaine.

En maintenant ses niveaux de production malgré la chute des cours du baril, Ryad espère étrangler le pétrole de schiste, handicapé par ses coûts d'exploitation. L'Arabie saoudite, le plus grand producteur de l'Opep, sera avant tout préoccupée par la concurrence du pétrole de schiste américain à  la réunion cruciale du cartel qui devrait débattre jeudi à  Vienne d'une réduction de l'offre. Selon des analystes, le royaume est heureux de voir les producteurs de schiste -et même certains membres du cartel- souffrir de la baisse des prix du brut et résistera aux pressions pour réduire la production et soutenir les prix. Le pétrole a plongé de plus de 100 dollars le baril au début de l'année à  80 dollars actuellement. En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0203964108331-comment-larabie-saoudite-asphyxie-le-petrole-de-schiste-americain-1067910.php?7YF3GKoxS9ql52sE.99

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévient dans son dernier rapport annuel : la planète pétrole est en passe d'entrer dans une zone à  très haut risque, en dépit de ce que pourrait laisser croire la chute actuelle des cours de l'or noir. Conséquence de la révolution du pétrole "de schiste" aux Etats-Unis et du ralentissement de la croissance mondiale, la baisse spectaculaire des prix du baril menace de tarir les investissements indispensables pour repousser le spectre du pic pétrolier, confirme l'AIE.

En cette période de baisse continue des prix du pétrole, on aurait pu s'attendre à  ce que que les Pays du Golfe diminuent leur production pour rééquilibrer les prix. Or surprise, l'Arabie saoudite fait tout pour que le cour de l'or noir continue de chuter. Alors qu'il est reconnu que les Pays du Golfe ont besoin que le baril se situe au-dessus des 100 dollars, le ministre du pétrole saoudien, Ali Al-Naimi, a effectué une tournée en Amérique latine pour convaincre les pays membres de l'OPEP de tirer les prix vers le bas (alors que le cours était déjà  à  82,80 dollars lundi 3 novembre). Quelle stratégie l'Arabie saoudite poursuit-elle ?

L'Arabie Saoudite a pris tout le monde à  contrepied en annonçant qu'elle baissait le prix du pétrole à  destination des USA et des Etat-Unis uniquement. Les prix pour l'Asie et l'Europe (Brent) sont par contre augmentés. En réaction, le baril a chuté à  77$ à  New York. Nous étions dans les premiers à  annoncer cette hypothèse (lire: une partie d'échec), mais l'Arabie Saoudite confirme qu'elle a bien déclaré la guerre aux producteurs américains de pétrole de schiste. La baisse de 45 ct$ par baril annoncée par Saudi Aramco ne touche que la vente de pétrole aux USA.

La hausse rapide de la production de brut aux Etats-Unis, le fléchissement de la croissance en Europe et en Chine, l'absence d'interruptions des exportations d'or noir redoutées en Irak se sont conjugués pour engendrer la chute de plus de 25 % des cours du baril depuis le mois de juin. Une chute renforcée début octobre par la décision de l'Arabie Saoudite d'abaisser à  son tour ses prix pour défendre ses parts de marché, plutôt que de réduire sa production. Une descente jusqu'à  70 dollars est désormais envisagée par Goldman Sachs, tandis que les cours se stabilisent ces jours-ci un peu au-dessus de 80 dollars, contre 115 dollars à  la mi-juin. Il s'agit du plus bas niveau de prix depuis octobre 2010, au lendemain du trou d'air consécutif au choc des subprimes. Entrons-nous dans un nouveau contre-choc pétrolier (du nom de la période économique des années 80 au cours de laquelle les cours du baril sont restés longtemps au plus bas, suite à  la récession provoquée le second choc pétrolier en 1979) ?

L'Arabie Saoudite, le Koweit et la Russie inondent le marché de pétrole. Depuis le peak de juin, les prix sont en chute libre pour atteindre les 80$ le baril. Et si le but de cette improbable coalition est de remettre en question la nouvelle hégémonie pétrolière des USA et ses huiles de schiste? Nous assistons peut-être à  une formidable partie d'échec entre les grandes puissances pétrolières afin de garder le leadership mondial ainsi que le contrôle stratégique et énergétique du monde. Ce n'est qu'une hypothèse, mais si elle rejoignait la réalité?

Selon l'IFP (l'Institut français du pétrole Energies nouvelles) les investissements d'exploration-production dans le pétrole et le gaz devraient atteindre 733 milliards $ cette année (+ 5 % par rapport à  2013) et de 762 milliards $ en 2015. La douloureuse sera majoritairement payée par les pays tandis que les majors pétrolières (Total, BP, Shell, Chevron,Exxon, etc.) ont diminués leurs coûts de 8% cette année alors qu'elles représentent 10% de la production mondiale.

Depuis plusieurs années, les états-Unis produisent des hydrocarbures non-conventionnels : gaz et pétrole de schiste. Certains pensaient que cette nouvelle source d'or noir allait chambouler la politique étrangère de Washington. Surtout avec le Moyen-Orient. Mais est-ce aussi simple ? Réponse de Bastien Alex, chercheur à  l'Iris, spécialiste des questions énergétiques. L'hypothétique indépendance énergétique américaine liée à  l'essor du secteur des hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste), la politique du pivot asiatique amorcée fin 2011 ainsi que les hésitations sur la crise syrienne ont permis l'émergence de la thèse d'un désengagement américain du Moyen-Orient. Selon cette dernière, disposant de ressources fossiles en quantité suffisante et voyant son opinion publique et ses finances fatiguées des guerres d'Afghanistan et d'Irak, Washington serait en mesure de se détourner du Moyen-Orient, et même de rompre avec la turbulente Arabie saoudite, allié historique dans la région depuis le pacte du Quincy en 1945.

C'est peut-être la fin du fameux boom des hydrocarbures de schiste : c'est en tout cas ce que prédit l'un des maîtres de l'énergie de Wall Street, Andrew John Hall. Les spécialistes auraient fait des erreurs sur les spécificités des hydrocarbures de schiste, notamment sur leur durée de vie et le fonctionnement des marchés du gaz et du pétrole. L'un des traders sur l'énergie les plus connus de Wall Street, Andrew John Hall, fait la prédiction d'une fin rapide du boom des hydrocarbures de schiste (et donc d'un retour du pétrole conventionnel). Pourquoi ce que l'on annonçait il y a un an encore comme une révolution de rupture, commence à  voir d'influents spécialistes se détourner ?

C'est la rentrée et nous allons enfin sortir de notre sommeil estival. En juillet et en août, le monde s'arrête de tourner et il n'existe plus d'autres problèmes que la pluviométrie et les chassé-croisés. Cette longue pause permet de mettre de côté le catastrophisme éclairé qui nous anime, mais elle est potentiellement angoissante lorsque l'on se sent investi par un sentiment d'urgence, par la conviction qu'il faut à  tout prix engager la grande transition de notre société.

500 milliards de dollars d'investissements en jeu. Le géant pétrolier américain ExxonMobil s'apprête à  démarrer une campagne de forage dans les eaux territoriales russes de l'océan Arctique, en dépit des sanctions économiques visant la Russie, décidées par le gouvernement américain et l'Union européenne en réaction à  la crise en Ukraine. Des sanctions restreintes, qui ne semblent guère devoir affecter les intérêts mutuels des industriels occidentaux et de Moscou.

Dans cette édition de l'inventaire mondial des Energies, vous trouvez: - Syrie-Irak: quand il y a du pétrole, ça va beaucoup plus rapidement - Canada: Total se retire d'un projet de sable bitumineux à  11 milliards - Chine: les 2 EPR français bientôt terminés - Russie: et si le dollar était remplacé par une autre monnaie? - Climat: Ouf, quelle chaleur! De nouveaux records - Vietnam et Chine: combats pour exploiter un champ pétrolier off-shore - France: GE achète Alstom et fait une pub d'enfer sur les chaînes de TV

En dehors des nouveaux pétroles extrêmes et "non-conventionnels" d'Amérique du Nord (pétrole de schiste aux Etats-Unis et sables bitumineux au Canada), le reste des extractions mondiales a enregistré en 2013 un repli de 1,5 %, que ne suffisent à  expliquer ni les sanctions contre l'Iran, ni la crise libyenne. Partout sauf en Arabie Saoudite, les vannes sont restées ouvertes à  fond. Le Brésil voit sa production de brut reculer pour la troisième année consécutive, malgré le développement de ses champs offshore ultra-profonds. L'Angola menace de rejoindre une longue liste de producteurs majeurs confrontés aux limites de leurs réserves d'or noir.

Bonjour! J'ai fait cette vidéo le lundi 21 avril 2014. Le but est de vous montrer, en quelques minutes seulement, comment visualiser par vous-même le pic mondial de production de pétrole.

L'Union Européenne est très vulnérable à  un choc énergétique. Nous avons envisagé quelques conséquences du pic pétrolier sur l'Union Européenne et nous savons qu'elles seront d'une ampleur considérable. Economie, alimentation, santé, habitat, transports ou moyens de communication, tous les secteurs absolument essentiels au bon fonctionnement d'une société humaine sont devenus directement ou indirectement dépendants du pétrole et risquent, en l'absence d'anticipation, d'être bouleversés par le croisement des courbes entre l'offre et la demande.